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En langue bretonne "abadennoù" est le pluriel de "abadenn" qui signifie : affaire, partie (de jeu), séance, représentation (théâtrale), instant, moment.
 

 
 

Silviane Le Menn

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Coralie Fehlen
Coralie en stage de planche à voile dans le Finistère nord
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Coralie Fehlen, Arnaud Le Menn, Grand-mères
Coralie, son cousin Arnaud et
les deux arrières
grand-mères
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 
 
Dans le droit fil de l'âme
 
DANS LE DROIT FIL DE l'ÂME
Silviane Le Menn

 
240 pages
20 illustrations originales
dont 13 en couleurs
20 € (Port gratuit)
 
 
"Un livre très émouvant"

Coup de cœur
de Patrick Poivre d’Arvor


dans son émission littéraire
« Place aux Livres »
sur LCI
en août 1999
Diplôme d’honneur 2000

décerné par la SPAF
(Société des Poètes
et Artistes de France)

Région "Bretagne,
Anjou, Touraine".
 
 
DÉDICACE

Je dédie ce livre à Coralie, ma fille bien-aimée, mon enfant unique (1973 - 1993)
et à toutes les personnes éprouvées par la mort d’un enfant.

 
Coralie Fehlen, bicyclette
Coralie Fehlen
Coralie Fehlen
est née le
1er février 1973
à Dinéault, Finistère,
où elle est décédée
le 9 septembre 1993.


Coralie a vécu à
Paris 17ème et à Nantes.

Sa mère : Silviane Le Menn
Son père : Bernard Fehlen

Coralie Fehlen

Coralie et maman
dans la campagne
à DINÉAULT
Coralie à PARIS
au bois de Boulogne
Coralie et sa maman à NANTES
 
 
PRÉFACE du vénérable écrivain breton Yann BREKILIEN
On est emporté par la magie de cette musique verbale. Sa pensée est toute entière poésie.
Le même souffle poétique imprègne tous les mouvements de son âme si riche, toutes les conceptions de son esprit si fécond.


Notre époque de déclin de la civilisation occidentale a plus que jamais besoin de poètes. Car il y a des vérités que seuls les poètes peuvent dire
.

La pensée de Silviane, notre poétesse, est d’une éblouissante richesse que ses lecteurs ont intérêts à méditer
. Du premier vers au dernier, DANS LE DROIT FIL DE l'ÂME
nous empoigne, nous bouleverse, nous interpelle
. Cette grandeur de sentiments, cette noblesse naturelle se répercutent sur la seconde partie du recueil où l’on voit se développer peu à peu la sagesse et la sérénité d’une âme d’élite. 

DANS LE DROIT FIL DE l'ÂME
est une oeuvre de haute qualité, une  oeuvre absolument merveilleuse qui fait de son auteur une grande poétesse dont la personnalité éblouissante
et généreuse honore sa chère Bretagne.
Poète-visionnaire, bretonne et résolument spiritualiste en cette ère du verseau, Silviane Le Menn nous fait partager les émotions de sa recherche. Ses textes en vers libres accumulés depuis l´âge de 14 ans (2ème cycle karmique) ont été laurés maintes fois, attestant de la valeur de son inspiration et de son don pour l’écriture

D
ANS LE DROIT FIL DE l'ÂME
nous conduit dans le labyrinthe de l’esprit et grâce à une lecture méditative espérons que s’allume chez le lecteur la lumière intérieure grâce à laquelle peuvent s’installer au coeur de l’être, l’amour, la paix, l’ordre et l’harmonie, maîtres-mots de notre pythonisse, idéaliste et humaniste par vocation.


À 50 ans (7ème cycle karmique), celle dont la vie n’est qu’une succession d’épreuves initiatiques, d’épreuves sublimées grâce à la connaissance, poursuit une destinée peu banale.

Son don de voyance lui permet d'aller aisément au-delà du visible et se met tout naturellement au service de son écriture qui devient ainsi un vecteur de médiumnité. DANS LE DROIT FIL DE l'ÂME contient donc un certain nombre de textes prémonitoires dont quelques-uns, par exemple
, annonçaient la naissance, la maladie et le décès à 20 ans de sa fille Coralie, alors qu'elle n'était pas encore conçue !

Silviane, grâce à sa personnalité multi-facettes, nous sort des sentiers battus de la poésie et nous fait découvrir une philosophie de vie, une richesse spirituelle ainsi qu'un amour de la nature et surtout des êtres...
 
Toute ma vie j’avais porté le poids d’une lourdeur venant du ventre de le terre, sans savoir.
Il n’est rien de pire que de pressentir les choses sans savoir. C’est ce qui me conduisit inconsciemment à toujours chercher à comprendre, à savoir. C’est ce qui provoqua dans mon esprit une ouverture particulière grâce à laquelle je pus devenir capable de voir les choses de l’avenir, mais je n’en pris conscience que bien plus tard.
    

Cette disposition particulière fut bien difficile à porter durant tout ce temps où je ne comprenais pas ces visions et ces prémonitions qui s’imposaient à moi. C’est ainsi que vers l’âge de 14 ans je commençais à me libérer au moyen de l’écriture. J’ignorais alors qu’il s’agissait la plupart du temps de descriptions littérales de scénarios et d’images correspondant au rêve éveillé. Tout le malaise de mon âme exprimé ainsi ne devait prendre un véritable sens que 20 ou 30 ans plus tard.
    

Comment était-ce possible d’écrire sous forme symbolique, métaphorique et plus ou moins hermétique un destin prémonitoirement perçu comme tragique ? Comment expliquer la provenance de ces mots emprunts de morbidité et de désespérance ? Comment expliquer la note  d’espoir intense et de foi qui s’y incluait systématiquement ? Comment vivre avec une telle prescience lorsque le subconscient travaille à communiquer concrètement avec le conscient au moyen de l’écriture ?

Ces sortes de rébus, ces descriptions couchées sur le papier dans une sorte d’état second, moments privilégiés de profonde inspiration, auraient nécessité un décodeur que je ne possédais pas. Il me fallait aussi l’aide du dictionnaire pour comprendre le sens exact de mots ne faisant pas
du tout partie de mon vocabulaire courant, qui composaient ces étranges textes dont le contenu dépassait mon imagination et qui s’écrivaient souvent avec une aisance et une rapidité déconcertante. 


Aujourd’hui, je pourrais dire que l’aspect prémonitoire et l’inspiration elle-même faisait partie intégrante de ce que l’on peut nommer « le sixième sens » ou encore « le troisième œil ». 
    
Comment peut-on s’épanouir dans la vie lorsque l’on est parasité par un malaise sournois suscité  par la mort qui marche à côté de soi, la mort de l’enfant qui n’est pas né et loin de l’être ! La parole silencieuse de la mort créait en moi un porte-à-faux, un déséquilibre par rapport à la vie 
de tous les jours. Nul ne pouvait comprendre mes comportements, mes paroles, mes écrits, mes accès de tristesse et de colère, pas même moi. Je faisais de mon mieux pour vivre le présent dans sa banale réalité, mais une partie de mon être se trouvait projeté à des longueurs d’avance dans un inextricable fatras de peurs et de douleurs inexpliquées et inexplicables. C’est ainsi que j’avais le sentiment de vivre les évènements à la fois en avance et au moment, c’est-à-dire multipliées.   

Les sensations étaient à l’intérieur de moi, vivaient en moi comme une gestation. Et j’accouchais de mots et de mots pour m’alléger et vivre sans ce poids, mais le poids me regagnait toujours. Alors vint le moment où je refusais plus ou moins l’écriture. À ce moment, j’entrais dans la grande machinerie du cerveau pour apprendre ses rouages et acquérir la connaissance qui allait me permettre de développer la maîtrise du fonctionnement de la perception psychique et de la vision, découvrir peu à peu le mystère de l’être dans sa relation avec les choses de l’invisible, les choses de l’au-delà.

J’abordais alors la réalité des abstractions, univers aussi profond que la plus profonde des mers et plus immense encore. La mort m’obligea   à sonder plus encore le pourquoi du comment et je vécus dans l’attente d’un air plus léger. La
mer me porta, la tristesse devint reine, mais la lourdeur essaya de s’envoler avec les larmes lorsqu’enfin je sus pourquoi mon cœur pleurait depuis si longtemps.La lourdeur qui venait du ventre de la  terre cessa de me noyer dans une brume opaque le jour où j’acceptais la mort comme une simple transition voyant la beauté dans la puissance de l’immortalité

Alors la vie reprit et je voulus dire ceci : chaque être porte en lui la mort ; la mort est contenue dans la vie et la vie est contenue dans la mort. Un enfant qui meurt est “vieux” avant l’âge et cela se sent, cela se sait. Mais on laisse les jours s’écouler sans savoir que les jours sont comptés. On laisse les jours s’enfuir sans penser que le jour finit  un jour, en une nuit parfois. On ne goûte pas la vie comme on devrait, on n’aime pas autant que l’on devrait, car ignorant, on ne sait pas que la vie est si chère.    

Ce que les yeux voient n’est pas la réalité. Ce que les yeux voient n’est que l’apparence, l’illusion d’un monde dérisoire où tout peut se détruire en un instant.

Les fleurs s’en étaient allées au large suivant les courants, forces invisibles des flots. Le soleil couchant avait irradié sa divine magie dispensant généreusement ses couleurs éternelles. Puis la nuit était revenue avec son cortège de souvenirs brillants comme des étoiles. C’était à ce moment qu’elle m’avait parlé. Revint alors le temps d’écrire...
MAXIMES

Le poème inspiré est la Parole de l’âme :
grave, profonde, ses vibrations portent loin !


Dans la lumière du soleil, sont invisibles les étoiles.
Ceci n’est pas la preuve de l’inexistence des étoiles

Sage est celui qui sait oublier qu’il a des pieds
lorsque ses pieds sont meurtris par les pierres du chemin


Le bonheur c’est quand tout est en ordre en vous et autour de vous.

 
 
 
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Dernière mise à jour mercredi 21.04.2010 10:12
 
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